La « culture du déchet » tend à devenir la mentalité générale, qui contamine tout le monde. La vie humaine, la personne, n’est plus perçue comme une valeur primordiale à respecter et à protéger, surtout si elle est pauvre ou handicapée, si elle ne sert pas encore, comme le nouveau-né, ou si elle ne sert plus, comme la personne âgée. La culture du déchet nous a rendus insensibles aussi au gaspillage et à la vue des déchets alimentaires, qui sont d’autant plus détestables que partout dans le monde, malheureusement, tant de personnes et de familles souffrent de faim et de malnutrition. Autrefois, nos grands-parents étaient très attentifs à ne rien jeter de la nourriture qui restait. La société de consommation nous a poussés à nous habituer au superflu et au gaspillage quotidien de nourriture parce que parfois nous ne sommes plus capables de lui donner sa juste valeur, qui va bien au-delà des simples paramètres économiques. Mais rappelons-nous bien que lorsque nous jetons de la nourriture, c’est comme si nous l’avions volée à la table du pauvre, de celui qui a faim ! Je vous invite tous à réfléchir sur le problème de la nourriture perdue et gaspillée, pour déceler des chemins et des modes de vie qui, si nous affrontons sérieusement cette problématique, peuvent être des véhicules de solidarité et de partage avec ceux qui sont le plus dans le besoin.