Lorsque j’ai participé au Sommet mondial du développement durable, organisé par les Nations unies, en 2002, à Johannesburg (Afrique du Sud), j’ai compris que les recommandations prises par la communauté internationale sur l’éradication de la faim et de la pauvreté dans le monde d’ici à 2015 étaient extrêmement liées aux engagements des pays riches − les grands pollueurs − à baisser globalement leurs émissions de gaz à effet de serre.
Car l’un des problèmes majeurs qui se pose aujourd’hui aux décideurs politiques et aux scientifiques dans la lutte contre le réchauffement climatique est lui-même de nature planétaire. Jeffrey Sachs, directeur de l’Institut de la Terre à Columbia University (New York) et conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, ne cesse de rappeler que la pollution produite aux États-Unis et en Europe modifie les conditions climatiques des populations vivantes en Afrique ou en Asie !
Car l’un des problèmes majeurs qui se pose aujourd’hui aux décideurs politiques et aux scientifiques dans la lutte contre le réchauffement climatique est lui-même de nature planétaire. Jeffrey Sachs, directeur de l’Institut de la Terre à Columbia University (New York) et conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, ne cesse de rappeler que la pollution produite aux États-Unis et en Europe modifie les conditions climatiques des populations vivantes en Afrique ou en Asie !
Il faut agir vite
Le monde a changé. La planète Terre ne peut continuer à supporter la bêtise humaine. L’avenir de l’humanité est menacé. Il faut agir vite. Le monde entier attend du sommet de Copenhague, du 6 au 18 décembre, des solutions courageuses et collectives.
Il est judicieux de souligner à cette occasion quelques principes de positionnement afin d’humaniser la mondialisation et de répondre à l’urgence climatique [lire l’encadré].
Nous sommes, toutes et tous, quels que soient notre religion, notre culture, notre groupe d’appartenance ou notre pays, invités à unir nos efforts et à nous mobiliser, avec sagesse et raison, pour exprimer notre amour et notre responsabilité envers notre planète devenue si fragile dans ses équilibres et menacée aussi par l’agissement excessif de l’homme.
Rappelons aussi que les ressources naturelles sont des biens communs de l’humanité, comme le souligne la parole prophétique suivante : « Les gens sont associés en trois choses : l’eau le feu et le pâturage. » Autrement dit : l’eau, l’énergie et l’agriculture. Et nous invite à éviter toute forme de gaspillage de ses ressources [Coran, s. 7, v. 31] : « Mangez et buvez, mais ne soyez pas excessifs ! Dieu n’aime pas ceux qui commettent des excès. »
Il est judicieux de souligner à cette occasion quelques principes de positionnement afin d’humaniser la mondialisation et de répondre à l’urgence climatique [lire l’encadré].
Nous sommes, toutes et tous, quels que soient notre religion, notre culture, notre groupe d’appartenance ou notre pays, invités à unir nos efforts et à nous mobiliser, avec sagesse et raison, pour exprimer notre amour et notre responsabilité envers notre planète devenue si fragile dans ses équilibres et menacée aussi par l’agissement excessif de l’homme.
Rappelons aussi que les ressources naturelles sont des biens communs de l’humanité, comme le souligne la parole prophétique suivante : « Les gens sont associés en trois choses : l’eau le feu et le pâturage. » Autrement dit : l’eau, l’énergie et l’agriculture. Et nous invite à éviter toute forme de gaspillage de ses ressources [Coran, s. 7, v. 31] : « Mangez et buvez, mais ne soyez pas excessifs ! Dieu n’aime pas ceux qui commettent des excès. »
Des droits équivalents pour tous
Adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies en 2000, les « Objectifs du millénaire pour le développement » (OMD) à atteindre d’ici à 2015, considérés comme le cadre mondial de référence, s’avèrent aujourd’hui comme nécessaires mais insuffisants pour lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement. Ce n’est pas le 1 milliard d’affamés le vrai « problème », c’est la consommation excessive des pays riches. Personne n’a de droits plus que d’autres.
* Djamel Misraoui est directeur général de Muslim Hands France.
* Djamel Misraoui est directeur général de Muslim Hands France.
Des principes éthiques pour la planète Terre
1 Les hommes sont les lieutenants de Dieu sur terre [Coran, s. 2, v. 30]. Et parce que cette lieutenance n’est que provisoire, l’environnement n’appartient pas à une génération humaine à l’exclusion d’une autre. Le rapport de l’homme à son environnement est fondé sur une interdépendance équilibrée afin de ne pas compromettre les chances de l’avenir de l’espèce humaine.
2 Dans son sens global, l’adoration envers le Créateur ne s’arrête pas au fait de s’acquitter des œuvres spirituelles tels la prière, le jeûne et le pèlerinage, mais elle englobe aussi toutes les prescriptions divines qui protègent la vie. Ainsi la préservation de l’environnement est-elle un acte d’adoration. « Sois bienfaisant envers les autres comme Dieu l’a été envers toi. Ne favorise pas la corruption sur Terre, car Dieu n’aime point les corrupteurs. » [Coran, s. 28, v. 77]
3 L’exploitation abusive des ressources naturelles constitue une ingratitude envers Dieu et une forme de corruption que l’islam condamne sévèrement : « Dieu propose la parabole d’une cité qui vivait dans la paix et la tranquillité, et vers laquelle coulaient à flots des richesses de toutes parts. Or elle se montra ingrate envers les bienfaits de Dieu, qui, en punition de ses méfaits, lui fit connaître les affres de la faim et de la peur » [Coran, s. 16, v. 112]. Porter atteinte à autrui et à soi-même ne saurait faire partie de la foi : « Nul ne doit nuire à l’autre », nous rappelle la parole prophétique.
1 Les hommes sont les lieutenants de Dieu sur terre [Coran, s. 2, v. 30]. Et parce que cette lieutenance n’est que provisoire, l’environnement n’appartient pas à une génération humaine à l’exclusion d’une autre. Le rapport de l’homme à son environnement est fondé sur une interdépendance équilibrée afin de ne pas compromettre les chances de l’avenir de l’espèce humaine.
2 Dans son sens global, l’adoration envers le Créateur ne s’arrête pas au fait de s’acquitter des œuvres spirituelles tels la prière, le jeûne et le pèlerinage, mais elle englobe aussi toutes les prescriptions divines qui protègent la vie. Ainsi la préservation de l’environnement est-elle un acte d’adoration. « Sois bienfaisant envers les autres comme Dieu l’a été envers toi. Ne favorise pas la corruption sur Terre, car Dieu n’aime point les corrupteurs. » [Coran, s. 28, v. 77]
3 L’exploitation abusive des ressources naturelles constitue une ingratitude envers Dieu et une forme de corruption que l’islam condamne sévèrement : « Dieu propose la parabole d’une cité qui vivait dans la paix et la tranquillité, et vers laquelle coulaient à flots des richesses de toutes parts. Or elle se montra ingrate envers les bienfaits de Dieu, qui, en punition de ses méfaits, lui fit connaître les affres de la faim et de la peur » [Coran, s. 16, v. 112]. Porter atteinte à autrui et à soi-même ne saurait faire partie de la foi : « Nul ne doit nuire à l’autre », nous rappelle la parole prophétique.
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